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Les gras saturés accusés à tort?

Ayant longtemps joué le rôle du méchant, l’apport en gras saturés et sa part d’influence sur le risque de maladies coronariennes est maintenant remis en question. Les ‘’mauvais gras’’ ne seraient peut-être pas aussi néfastes qu’on le pensait. Les chercheurs dans le domaine de la nutrition s’entendent pour dire que les gras saturés ont pour effet d’augmenter le taux de LDL dans le sang (lipoprotéines de faible densité), ou encore le ‘’mauvais cholestérol’’. Cependant, l’augmentation des LDL ne serait peut-être pas le seul facteur important à considérer. D’autres paramètres devraient aussi être analysés au moment de l’étude de l’influence des nutriments sur les risques de maladies coronariennes. Entre autres, il faut savoir que les gras saturés font aussi augmenter le taux de HDL dans le sang (lipoprotéines de haute densité), qu’on appelle communément le ‘’bon cholestérol’’. Voir l’aliment davantage dans son ensemble et non uniquement comme une source de gras saturés est le message qui est de plus en plus véhiculé.

Depuis 2010, la recherche suggère que les gras saturés ne seraient plus les principaux coupables. Une méta-analyse (une étude englobant une série d’études indépendantes) n’a pas pu démontrer le lien entre l’apport en gras saturés et le risque de maladies coronariennes. Plus récemment, une étude publiée en 2014 démontre que les acides gras saturés issus des produits laitiers réduiraient le risque de maladies coronariennes.

Comment est-ce possible? C’est une question que plusieurs se demanderont à la suite de cet article. J’entends déjà l’insatisfaction des gens en lien avec les recommandations nutritionnelles qui sont en perpétuel changement. À cette question, je n’ai qu’une seule réponse : la science évolue, et ce dans tous les domaines, y compris celui de la nutrition. De nouvelles recherches amènent de nouvelles connaissances à chaque jour.

Quel est l’impact sur l’industrie alimentaire? 

Selon le Journal de Montréal, une des grandes tendances de l’année 2015 sera la fin des aliments sans gras. Il est possible de croire que les acides gras saturés verront leur rôle de méchant changer avec la publication de telles études. Les spécialistes de l’alimentation vont même jusqu’à dire que l’huile de coco, le beurre de cacao et l’huile de caméline seront des gras très en vogue auprès des consommateurs cette année.
 
Faut-il maintenant ajouter des aliments riches en gras saturés à votre menu? Je ne crois pas. D’autres études scientifiques seront nécessaires pour confirmer les récentes découvertes au sujet de ce type de matières grasses. Je pense que votre offre alimentaire doit avant tout être diversifiée, alléchante et nutritive, et ce peu importe les tendances du milieu et peu importe votre type de clientèle. Ce sont les trois principes de base à respecter pour favoriser une saine alimentation et ils sont intemporels!