Skip to main content

Jargon et allégations : aider ses clients à s’y retrouver

Plus vous donnez de détails au sujet d'un plat, mieux c'est.

Naturel.

Biologique.

Durable.

Local.

Végétarien.

Nourri à l’herbe…

Vous avez sans doute déjà entendu tous ces mots. Selon les données de 2014 du MenuMonitor de Technomic inc., dans les quatre années précédentes, les plats sains avaient connu une croissance de 124 % sur les menus des 250 plus importants restaurants canadiens.

Les consommateurs d’aujourd’hui veulent savoir ce que leur nourriture contient et ne contient pas, sa provenance, ses bienfaits et ses avantages pour la collectivité. Plus on leur fournit d’information, mieux c’est. Et pour satisfaire ces clients perspicaces, vous devez comprendre le sens de tous les termes de l’heure et les raisons pour lesquelles ce à quoi ils réfèrent est important. Vous devez aussi être prêt à entrer dans la danse.

Si vous comprenez ce que votre clientèle cible entend par santé, vos décisions n’en seront que plus faciles à prendre. En effet, la popularité des descriptifs varie selon le groupe démographique, par exemple, naturel et durable trouvent écho auprès de la génération Y (personnes nées entre 1977 et 1992), alors que les aînés (personnes nées avant 1946) sont plus interpellés par les allégations traditionnelles comme faible en sucre ou faible en sodium.

Au-delà des mots, quelques définitions

Selon des études récentes, pour certains, la santé est associée à la nutrition, alors que pour d’autres, elle est liée à l’approvisionnement. Même s’il faut donc garder à l’esprit que la définition du concept de santé peut varier, voici tout de même une définition des principaux termes actuellement utilisés.

Naturel. Qualifie généralement les aliments qui n’ont pas été transformés. Plus précisément, les aliments naturels :

  • Ne doivent pas contenir – ou avoir déjà contenu – de vitamines, de minéraux ou de nutriments ajoutés, ou encore d’arômes artificiels ou d’additifs alimentaires.
  • Ne sont privés d’aucun de leurs constituants (à l’exception de l’eau).
  • N’ont pas été soumis à des procédés qui altèrent de façon notable leur forme physique, chimique ou biologique originale.

Pour en savoir plus :

http://www.inspection.gc.ca/aliments/etiquetage/l-etiquetage-des-aliments-pour-l-industrie/allegations-relatives-a-la-methode-de-production/

Biologique. Qualifie les aliments cultivés ou les animaux élevés selon des méthodes qui préservent l’environnement, limitent au maximum la pollution et l’érosion du sol, et proscrivent l’utilisation de la plupart des produits synthétiques, par exemple les champs cultivés sans pesticides ou engrais de synthèse et les animaux élevés sans antibiotiques ou hormones de croissance.

Il n’a toutefois pas été démontré que les produits biologiques sont plus sécuritaires ou plus sains que ceux issus de la production commerciale. Ces produits sont simplement cultivés, élevés, manipulés et transformés différemment.

Le Règlement sur les produits biologiques, entré en vigueur en 2009, définit les exigences précises régissant l’utilisation de l’appellation biologique ou du logo Canada biologique. Quant aux normes canadiennes sur l’agriculture biologique, elles contiennent des principes généraux associés notamment à la protection de l’environnement, à la diminution de la dégradation et de l’érosion des sols, à la réduction de la pollution, à l’optimisation de la productivité biologique et à la promotion d’un bon état de santé.

Pour déterminer si un produit est biologique ou non, on évalue sa méthode de production. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est responsable de la surveillance et de l’application du Règlement et réalise des inspections à la ferme et dans les installations pour vérifier que les producteurs d’aliments biologiques mènent leurs activités conformément aux normes canadiennes sur l’agriculture biologique. Notons que les normes ne visent que les produits biologiques importés ou vendus d’une province à une autre, ou qui portent le logo Canada biologique.

Pour en savoir plus :
http://www.inspection.gc.ca/aliments/produits-biologiques/etiquetage-et-renseignements-generaux/fiche-de-renseignements/

Durable. La définition de durable n’est pas réglementée au Canada, mais ce terme qualifie généralement les aliments cultivés et les animaux élevés selon des pratiques permettant de protéger l’environnement et de promouvoir la sécurité humaine et animale. Les pratiques durables comprennent la rotation des cultures en vue de limiter les problèmes liés aux mauvaises herbes, aux maladies et aux ravageurs.

Local. Qualifie un aliment qui est cultivé, élevé ou produit, puis vendu dans une certaine région. On considère de l’approvisionnement local qu’il est meilleur pour la collectivité et l’environnement parce qu’il permet de stimuler l’économie locale et de réduire les émissions de carbone liées au transport.

Nourri à l’herbe. Qualifie le bétail engraissé principalement à l’herbe ou au fourrage, et dont le régime alimentaire ne contient donc que très peu de grain. Le bœuf provenant de bétail nourri à l’herbe est généralement plus faible en gras et contient plus d’acide gras oméga-3 et d’antioxydants que les autres types de bœuf.

Végétarien. Qualifie les aliments respectant les diètes végétariennes, qui se divisent, comme le montre le tableau ci-dessous, en plusieurs catégories. Les crochets correspondent aux aliments permis dans chaque diète.

 

Bœuf/porc

Poisson/volaille

Lait/

produits laitiers

Œufs

Légumes/fruits/

céréales/pain/noix

Diète omnivore traditionnelle

Diète semi-végétarienne

 

Diète ovo-lacto- végétarienne

 

 

Diète ovo-végétarienne

 

 

 

Diète lacto- végétarienne

 

 

 

Diète végétalienne

 

 

 

 

En conclusion, il existe de nombreuses façons de satisfaire une variété de clients. La clé consiste à comprendre leurs besoins, à offrir un menu clair et à communiquer de façon efficace ce que vous utilisez et servez.