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Les effets de la diminution du nombre d'abeilles sur l'agriculture

Saviez-vous que 35% de la production alimentaire mondiale dépend de la pollinisation? La production des fruits, des légumes et d’autres plantes est dépendante du travail direct ou indirect des abeilles pollinisatrices. En fait, les abeilles sont nécessaires à la reproduction des plantes, car la fécondation de celles-ci permet aux fruits de se développer. Malheureusement, il semblerait que la diminution du nombre d’abeilles soit un phénomène reconnu mondialement. En 2013 et 2014 les apiculteurs canadiens ont perdus en moyenne 15 à 29% de leurs abeilles. L’Ontario semblerait être la province la plus touchée avec une perte s’élevant à 58% en 2014.  Les néonicotinoïdes, une classe d’insecticides utilisée pour la production du maïs et du soja, seraient en ce moment étudiés par Santé Canada comme étant le principal coupable.

L'impact de l'agriculture

L’utilisation des néonicotinoïdes est approuvée au Canada et ailleurs dans le monde depuis plusieurs années. Cette classe d’insecticides est considérée plus sûre pour la santé humaine que plusieurs autres. Les néonicotinoïdes agissent en attaquant le système nerveux des invertébrés. En 2012, 2013 et 2014 des incidents de mortalité d’abeilles associés à la semence de maïs ou de soja ont été recensés en Ontario, au Québec et au Manitoba. Des inspections détaillées effectuées par Santé Canada ont permis de conclure que les insecticides de la classe des néonicotinoïdes présents dans la poussière libérée durant la mise en terre de semences de maïs et de soja traitées avaient contribué aux cas de mortalité d'abeilles déclarés.

Problème de pollinisation

Le problème réside dans le fait que les abeilles ne servent pas seulement qu’à produire du miel; elles jouent un rôle important dans la pollinisation de plusieurs fruits comme les canneberges, les pommes, les bleuets, les fraises et les framboises. Sans abeilles, les productions agricoles de pommes et de citrouilles chuteraient de 90%. De plus, les productions de bleuets diminueraient de 80%. La production de miel est évidemment problématique avec la diminution du nombre d’abeilles : on note une baisse de 30% par rapport à la décennie précédente. Voilà pourquoi il s’agit d’une situation alarmante pour le milieu agro-alimentaire!

En réponse à ce problème très médiatisé, depuis 2014, Santé Canada a émis des nouvelles mesures pour réduire l’exposition aux pollinisateurs pendant la semence de maïs et de soja. On encadre l’utilisation des néonicotinoïdes sans toutefois l’empêcher. En ce moment, une réévaluation de la valeur des néonicotinoïdes est en cours pour revalider la possibilité des effets néfastes sur les pollinisateurs. Ce processus pourrait prendre plusieurs années malgré l’urgence ressentie par les apiculteurs.  L’agriculture biologique reste toutefois l’avenue la plus sécuritaire en termes de protection de l’environnement car elle empêche l’utilisation de pesticides de synthèse et contribue ainsi à préserver les abeilles pollinisatrices.