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Comment favoriser l’alimentation autonome

Self-feeding foods for healthcare patients & residents

Les aliments à manger avec les doigts favorisent l’indépendance des personnes ayant des problèmes de motricité fine.

Les manières à table sont souvent une des premières choses que l’on enseigne aux enfants, suivi de près par la façon d’utiliser les ustensiles et de dresser la table. 

Alors, qu’arrive-t-il quand nous vieillissons et commençons à perdre la motricité fine nécessaire pour nous nourrir? Et si nous habitons dans une résidence où nous sommes censés partager le repas avec nos voisins, mais sommes trop mal à l’aise de le faire parce que nous ne parvenons plus à enrouler le spaghetti sur notre fourchette pour ensuite le porter à notre bouche? Et qu’en est-il de ces résidents atteints de démence qui ne savent plus où placer leur serviette de table ni que faire d’une cuillère?

Offrir des aliments à manger avec les doigts

La plupart du temps, les résidents qui ont de la difficulté à se nourrir cessent de fréquenter la salle à manger, et, par conséquent, mangent de moins en moins. La réduction de la prise alimentaire, particulièrement dans un groupe déjà à risque sur le plan nutritionnel, peut entraîner la perte de poids et des infections ainsi que nuire à la guérison des blessures. Cette situation prive également les gens d’un moment de socialisation, ce qui peut porter atteinte aux aptitudes sociales. Bref, cet enchaînement de conséquences est dévastateur pour les résidents.

Il est donc peut-être temps de ranger la coutellerie et d’offrir des aliments qui se mangent avec les doigts, ce qui constitue une façon simple d’aider les personnes atteintes de troubles de mémoire à continuer de s’alimenter elles-mêmes. Comme ces résidents ont tendance à se sentir dépassés quand on leur offre de gros repas, à se laisser facilement distraire et à errer, cette formule est toute désignée pour eux. Les aliments de la taille d’une bouchée ou tenant dans la main leur permettent de prendre ce qu’ils veulent, de le manger, puis de continuer à se balader s’ils le désirent. Ils leur donnent aussi la possibilité de se nourrir de manière digne quand les ustensiles deviennent un obstacle. 

Réinventer les plats populaires

Même si un simple sandwich suffit souvent, il existe plein d’autres plats savoureux et faciles à manipuler que l’on peut créer. Avec un peu d’imagination, on arrive à transformer des plats qui nécessitent l’utilisation d’ustensiles en une version « portable » tout aussi délicieuse et nutritive. En voici quelques exemples :

Déjeuner

  • Sandwich déjeuner : On peut les préparer à l’aide de toutes sortes de pains. Les muffins anglais et les croissants sont d’ailleurs de bons choix. On varie les saveurs en changeant, le type de viande, de fromage ou d’œuf.
  • Quiche façon muffin : Il suffit d’opter pour un type quelconque de croûte (ou non), puis d’y ajouter des œufs et une variété de garnitures comme la saucisse, les épinards et le fromage cheddar.

Dîner et souper

  • Muffin de pain de viande à la dinde et au quinoa : On cuit le pain de viande dans des moules à muffins.
  • Empanadas : Ce plat typique de l’Amérique latine prend la forme d’une petite pâtisserie pleine de saveur. On le prépare en garnissant de la pâte à tarte de légumes en dés et de viande hachée.

Dessert et collation

  • Parfait au pouding en cornet 
  • Gâteau-sucette
  • Sandwich à la crème glacée maison
  • Boisson frappée

En choisissant de proposer aux résidents des mets et des collations à manger avec les doigts, vous vous adaptez à leurs besoins tout en tirant profit de la créativité de votre personnel. Osez mettre vos chefs au défi de créer des plats que les résidents ayant des troubles de mémoire ou de motricité fine pourront manger de manière digne! Votre personnel s’amusera, vos résidents s’épanouiront et l’heure des repas redeviendra agréable pour tout le monde à table.