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Penser Local

Une méthode d’approvisionnement intelligente qui stimule les affaires, fidélise la clientèle et augmente sa présence dans la communauté.

Selon les prévisions en matière culinaire de la National Restaurant Association, « l’approvisionnement en viande et produits de la mer locaux » constitue LA tendance à surveiller en 2016. L’achat de fruits et légumes locaux se classe quant à lui au troisième rang et l’approvisionnement hyper local, au quatrième. Comme le concept semble faire l’unanimité, c’est le temps de sauter sur l’occasion et de vous y mettre aussi.

Manger local, c’est quoi?

D’après l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), le terme local s’applique aux « aliments produits dans la province ou le territoire où ils sont vendus ou aux aliments vendus dans d’autres provinces ou territoires dans un rayon de 50 km de la province ou du territoire d’origine ». Toutefois, comme il n’existe pas de définition universellement reconnue du concept, les gens ont tendance à se fier à l’interprétation personnelle qu’ils en font. Quant à la notion de locavore, elle décrit généralement quelqu’un qui consomme des aliments « cultivés ou produits dans un rayon de 150 km », ou encore « dans la même région géographique ». D’une façon ou d’une autre, si vous optez pour l’approvisionnement local, veillez à ce que votre clientèle sache ce que vous entendez par là.

Adapter le concept à son menu

Si vous n’utilisez pas déjà des ingrédients ou produits locaux, vous devrez bien réfléchir aux possibilités qui s’offrent à vous. Vous serez peut-être limités dans vos choix en raison de la saison, mais ça ne vous laissera que plus de temps pour bien planifier votre approche. Voici quelques idées qui pourraient vous être utiles.

Commencer petit
Si le concept est totalement nouveau pour vous, sachez que l’offre de boissons locales pourrait être un bon point de départ. Les bières, vins, cidres et spiritueux locaux s’imposent d’emblée, mais vous pourriez aussi penser à servir, par exemple, un cocktail garni d’une tige de romarin local. Et si vous proposez déjà ce genre de produits, demandez-vous si vous les mettez suffisamment en valeur, notamment en leur adjoignant un icône « local », en les inscrivant en caractères gras ou en partageant la façon dont vous avez découvert le produit.

Se faire connaître
Participez à des festivals locaux ou des événements communautaires de la région. Envisagez de fournir de la nourriture à une microbrasserie locale. Découvrez les fruits et légumes disponibles à votre marché de producteurs locaux et apprenez à connaître les agriculteurs. Offrez de vous associer à un producteur lors d’un événement spécial et élaborez un menu unique à l’aide de leurs produits. Ces petits gestes pourraient renforcer la loyauté de votre clientèle et faciliter la création de liens au sein de votre communauté.

Créer son territoire
Certains restaurateurs essaient de se procurer leurs ingrédients dans un rayon très limité. Vous pourriez plutôt élargir la zone… et le mentionner. Si vous évoluez dans une grande ville, vous pourriez choisir d’attirer l’attention sur le poisson pêché à 500 kilomètres de là. En mettant l’accent sur la région, l’effet sera le même que si vous aviez attrapé le poisson vous-même!

Expliquer les avantages
L’approvisionnement local est généralement reconnu comme une pratique durable. Comme les aliments ne parcourent qu’une petite distance, leur empreinte de carbone s’en trouve réduite. Certains clients seront heureux de l’apprendre et se sentiront encore mieux avec leur choix.

S’approvisionner chez nous
Service alimentaire Gordon offre un programme axé sur les aliments du Québec, qui permet aux clients d’identifier les produits locaux disponibles. Dans le système de commande en ligne, ces produits sont marqués d’une feuille verte. 

Et l’hyper local?

Les aliments hyper locaux sont ceux qui proviennent de la collectivité à laquelle on appartient. Même s’il n’est sans doute pas réaliste d’adopter cette approche pour tout, on peut toutefois le faire à petite échelle. Par exemple, vous pourriez cultiver un potager derrière votre établissement ou sur le côté de celui-ci. Les plates-bandes surélevées nécessitent peu d’espace et sont faciles à entretenir. On peut également envisager de créer un toit végétal. Même les herbes en pot sur la terrasse comptent! Il ne faut simplement pas oublier de mettre les produits qu’on cultive bien en évidence sur le menu. 

Très rassembleur, l’approvisionnement local est en plein essor. Peu importe l’angle d’approche que vous choisirez, les résultats seront positifs à la fois pour vous et pour votre collectivité. 

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